Crise Coronavirus : un sondage déclenche la panique dans le clan Macron

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La France, qui est le cinquième pays le plus touché au monde en termes de nombre de décès, se prépare à lever progressivement, à partir de lundi, un embargo national de deux mois. Le sondage réalisé les 4 et 5 mai auprès de 1 009 personnes pour le journal Les Echos et Radio Classique a montré que la cote de confiance de M. Macron est de 34 %, soit une baisse de cinq points par rapport au mois dernier.

Soixante et un pour cent des personnes interrogées ont pour leur part déclaré n’avoir que peu ou pas confiance dans la capacité de ce centriste de 42 ans à résoudre les problèmes du pays, soit une hausse de quatre points par rapport au mois dernier.

Cette constatation rejoint une autre enquête de Harris Interactive-Epoka, également publiée jeudi, qui a révélé que la cote de confiance de M. Macron avait baissé de huit points en un mois.

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Le sondage réalisé auprès de 947 personnes, du 28 au 30 avril pour la chaîne de télévision LCI, a montré que seuls 43 % des Français lui font confiance pour gérer avec succès les problèmes du pays.

Le nombre de décès liés au coronavirus en France a atteint près de 26 000 cas jeudi, mais il a augmenté moins fortement que les jours précédents car le gouvernement a confirmé qu’il commencerait bientôt à annuler les restrictions drastiques de circulation imposées le 17 mars pour limiter la propagation du virus.

Le nombre de personnes qui sont mortes du COVID-19, la maladie respiratoire causée par le virus, a augmenté de 178 pour atteindre 25 987, le plus faible taux d’augmentation en quatre jours.

La France est le cinquième pays au monde pour le nombre de décès dus aux coronavirus, après les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne.

Le ministère de la santé a déclaré que le nombre de patients atteints du virus dans les unités de soins intensifs a diminué de 186 à 2 961, passant sous la barre des 3 000 pour la première fois depuis le 25 mars. Le nombre de personnes atteintes du virus hospitalisées a également diminué de nouveau, passant de 23 983 à 23 209, poursuivant une baisse ininterrompue de trois semaines.

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Après un bond de plus de 4 000 nouveaux cas confirmés d’hospitalisation signalés mercredi, l’augmentation a fortement ralenti, passant à 629, pour un total de 137 779.

Le Premier ministre Edouard Philippe a confirmé plus tard dans la journée que le 11 mai marquerait le début d’un retour “progressif” à la normale, mettant fin à près de deux mois de confinement strict.

Il a déclaré que suffisamment de progrès avaient été réalisés dans la lutte contre la maladie et le soutien aux hôpitaux pour commencer à assouplir les restrictions ; mais il a averti que le verrouillage serait renforcé si la propagation du virus s’accélérait à nouveau.

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“Nous avons toujours dit que nous préférerions ne pas avoir à recourir, si possible, à ce nouveau confinement, mais aussi que, s’il n’y avait pas d’autre option, nous ne l’exclurions pas”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

La semaine prochaine, environ un million d’enfants et 130 000 enseignants retourneront à l’école et la plupart des magasins rouvriront.

Les gens n’auront plus besoin de porter un formulaire pour quitter leur domicile, mais des papiers seront nécessaires pour les voyages dépassant un rayon de 62 miles, qui ne seront autorisés que pour des raisons professionnelles, des funérailles ou pour s’occuper de malades.

Mais certaines régions, dont la région parisienne, restent des “zones rouges” avec un déconfinement plus prudent.

Les cafés et restaurants pourront rouvrir à partir de début juin si le taux d’infection reste faible.

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