Le gouvernement prévoit d’interdire les vols intérieurs courts pour les compagnies low cost

0
371

La France prévoit d’interdire les voyages aériens commerciaux sur les liaisons intérieures les plus courtes du pays afin d’empêcher les transporteurs à bas prix de reprendre les liaisons qu’Air France est contrainte d’abandonner dans le cadre d’un plan de sauvetage.

“Si nous demandons des choses à Air France, ce n’est pas pour que les compagnies low-cost puissent venir et lancer leur propre service”, a déclaré lundi la ministre française de l’environnement, Elisabeth Borne, sur les ondes de RMC. Ryanair Holdings Plc et EasyJet Plc exploitent déjà des services en France.

Les commentaires de la ministre soulignent les effets d’entraînement potentiels des conditions environnementales liées au renflouement d’Air France-KLM, qui pourraient remodeler le transport aérien intérieur. Ces politiques mettraient la France dans le même camp que l’Autriche, qui a également imposé des contraintes sur le transport aérien court courrier dans le cadre d’un plan de financement public pour l’unité locale de Deutsche Lufthansa AG.

A lire  Un homme se rend à la police et avoue le meurtre du frère de Serge Aurier

“Nous avons demandé à Air France d’accélérer sa transition environnementale”, a déclaré M. Borne, ajoutant que cela inclut une “réduction drastique” du nombre de vols lorsqu’il existe une liaison ferroviaire alternative de moins de deux heures et demie.

Air France-KLM a reçu 7 milliards d’euros (7,9 milliards de dollars) de prêts et de garanties du gouvernement français en échange de l’acceptation de réduire de 40 % les vols intérieurs. La compagnie devrait pouvoir maintenir les services de son hub de Paris-Charles de Gaulle qui desservent des destinations long-courriers.

Citant les chiffres du Réseau Action Climat, Greenpeace France a déclaré que les mesures ne sont pas assez ambitieuses car elles ne permettraient de réduire les émissions de carbone que de 6,6 %.

A lire  Premier cas d'enfant mourant d'une maladie de type Kawasaki à Marseille

Mme Borne s’est déclarée favorable à l’idée de suivre l’Autriche, qui a proposé d’imposer des règles sur le prix des billets d’avion, qualifiant de “choquants” les billets d’un euro et même de 15 euros et affirmant qu’elle soutient “en principe” des prix minimums.

L’Autriche imposera une taxe supplémentaire de 30 euros pour les vols courts-courriers de moins de 350 kilomètres et a déclaré que les prix ne peuvent pas être inférieurs aux taxes et redevances, avec un prix minimum d’environ 40 euros.

Laisser un commentaire

Please enter your comment!
Please enter your name here